L’éclairage : gagner en confort visuel pour une efficacité accrue.

Optimiser l’efficacité au travail c’est aussi faire le choix d’un éclairage approprié. Tous nos conseils pour choisir des luminaires offrant le meilleur confort visuel et les explications sur les normes et références associées.

Choisir un éclairage efficace

Qu’est-ce qu’un bon éclairage ?

L’éclairage au travail vise à faciliter l’exécution d’une tâche. On parle alors de performance visuelle. Avec un bon niveau d’éclairement, le nombre d’erreurs et d’accidents baisse, la fatigue visuelle est atténuée. L’éclairage doit également assurer le confort visuel. En plus du niveau moyen d’éclairement nécessaire, il faut veiller à une bonne qualité de la lumière émise, à une uniformité de l’éclairement, au rendu des couleurs et à l’équilibre de la luminosité pour éviter les éblouissements.

Pour un éclairage efficace, il faut définir les exigences visuelles en fonction de l’activité exercée : bureau, industrie, mécanique de précision, ou encore laboratoire… Pensez aux différentes zones à éclairer, aux personnes présentes, et à la disposition des lieux. Il faut aussi tenir compte de la qualité de l’éclairage naturel et de la consommation énergétique induite, tout en respectant la législation en vigueur et les normes spécifiques*.

L’éclairage direct, indirect et la lumière naturelle

Double éclairage

Le code du travail précise, via le décret n° 83-721, le niveau d’éclairement minimal pour l’éclairage général, sur six grandes zones intérieures et extérieures (zones de passage, escalier, zone de travail, entrepôt, locaux aveugles…). Même si les locaux doivent, dans la mesure du possible, disposer d’une lumière naturelle, il n’y a pas de niveau minimal fixé par la loi. La lumière naturelle ne peut pas assurer en continu confort visuel et uniformité d’éclairage. La législation et les normes françaises préconisent donc des installations mixant éclairage direct et indirect des locaux et du plan de travail.

Pour obtenir cette double exposition, il faut plusieurs luminaires. L’éclairage direct issu du plafond (Tubes néon, spots LED intégrés ou plafonnier) est complété par des lampes sur pied, lampadaires ou appliques murales pour un éclairement indirect. Des lampes de bureau servent à l’éclairage direct du plan de travail. Certains lampadaires permettent un double éclairage d’ambiance : orientés vers le haut, ils éclairent indirectement vers le bas et leur paroi inférieure micro-perforée diffuse directement une lumière tamisée sur le plan de travail.

Les avantages comparés des trois technologies les plus utilisées

Modèle d'ampoule fluorescente compacte

Les ampoules à incandescence sont amenées à disparaître au profit de technologies moins consommatrices d’énergie. Voici les trois systèmes les plus répandus de nos jours pour l’éclairage des espaces de travail.

La technologie des LED (Light Emitting Diodes ou diodes électroluminescentes) est idéale pour un éclairage ponctuel comme lampe de bureau ou éclairage extérieur. Elle apporte toute la lumière nécessaire à la lecture, au travail sur ordinateur, à l’écriture. Leur longévité et l’économie d’énergie dégagée (jusqu’à 90 % par rapport à l’incandescence classique) compensent une lumière froide, blanche et un prix élevé à l’achat.

La lampe fluorescente, aussi appelée lampe fluorescente compacte (LFC) ou plus simplement fluo compacte, est une adaptation du tube industriel classique. Elle a les mêmes avantages que les tubes fluorescents linéaires : excellente diffusion, éclairage homogène proche de la lumière du jour, faible éblouissement, peu d’émission de chaleur et une consommation jusqu’à 80 % moindre qu’avec une lampe à incandescence. Majoritairement employées dans les luminaires tertiaires de bureau, décrites à tort comme froides, les lampes fluorescentes permettent, bien disposées, une excellente uniformité d’éclairement. Elles sont également proposées en teinte chaude.

L’halogène a des avantages : sa très forte luminosité et le rendu des couleurs. Sa teinte chaude rappelle la qualité de lumière des lampes à incandescence. Ses inconvénients : la faible surface d’éclairement, l’éblouissement possible et la chaleur dégagée. Sa consommation en énergie est plus forte que celle des solutions LED et Fluocompacte.

Les différentes mesures de l’éclairage

Tableau explicatif choix d'un luminaire

Le flux lumineux est la quantité d’énergie émise par une source lumineuse sous forme de rayonnement visible. Unité : Lumen (lm)

L’éclairement lumineux mesure la quantité de lumière reçue par une surface. Unité : Lux (lx), 1 Lux = 1 Lumen / m2

Le plan utile ou plan de travail est la surface de référence constituée par un plan sur lequel s’effectue normalement le travail. En éclairage intérieur, ce plan est par définition horizontal et situé à 0,85 mètre du sol.

La température de couleur

Elle se caractérise par la couleur apparente de la lumière émise. Exprimée en température degré KELVIN (TK), cette mesure permet de classer les lampes en « teinte chaude » TK < 3300 ° K (lumière chaude proche de l'éclairage classique des lampes à incandescence), « intermédiaire » TK entre 3300 ° et 5000 ° K (lumière blanche, neutre), « teinte froide » TK > 5000 ° K (lumière très blanche, bleutée). Plus la température des couleurs est élevée, plus le niveau d’éclairement doit être élevé. Un indice général de rendu des couleurs en rapport avec l’activité exercée est indiqué dans le décret d’application.

*Les liens utiles, normes et références

Institut National de Recherche et de la Sécurité

Association Française de l’Eclairage

AFNOR

AFNOR X 35-103 : Principes d’ergonomie visuelle applicables à l’éclairage des lieux de travail.

AFNOR EN 12665 : Termes de base et critères pour la spécification des exigences en éclairage.

La réglementation en vigueur

Le décret n° 83-721 complétant le Code du Travail, en ce qui concerne l’éclairage des lieux de travail, et destiné aux chefs d’entreprises.

La circulaire DRT n° 90/11 du 28 juin 1990 relative à l’éclairage naturel et à la vue vers l’extérieur. La réglementation fait partie intégrante du Code du travail et s’applique à tous les locaux affectés au travail et à leurs dépendances, passages, escaliers, circulations, dépôts.

Termes de recherche :

Lampe fluorescente, eclairage bureau, norme éclairage bureau, eclairage neon bureau, éclairage bureau, éclairage bureau norme, lumiere bureau, définition plan utile éclairage, éclairage de bureau, luminosité dans un bureau, ampoule fluorescente, eclairage de bureau, normes éclairage bureau, normes éclairage bureaux, norme eclairage bureau, normes éclairage, eclairage salle de reunion, norme de luminosité dans un bureau, éclairage bureau code du travail, éclairage d’un bureau, eclairage salle informatique, niveau eclairage bureau, norme lux bureau, réglementation éclairage bureau, eclairage bureau informatique.

Dossiers annexes :